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Et si le partage de nos données personnelles était rétribué 20 000 dollars par an ?

C’est l’un des faits majeurs de l’économie actuelle : les internautes acceptent de voir leurs données personnelles aspirées par les géants du web en échange de l’utilisation gratuite de leurs services. Cette utilisation génère des profits croissants chez Google, Amazon et Facebook et certains estiment que les producteurs de ces informations devraient être rémunérés.

C’est l’un des faits majeurs de l’économie actuelle : les internautes acceptent de voir leurs données personnelles aspirées par les géants du web en échange de l’utilisation gratuite de leurs services. Cette utilisation génère des profits croissants chez Google, Amazon et Facebook et certains estiment que les producteurs de ces informations devraient être rémunérés.

C’est notamment le cas de Nikolaos Laoutaris, chercheur à l’IMDEA Networks Institute de Madrid. Dans un article publié dans IEEE Internet Computing, il présente le travail qu’il effectue sur le sujet avec son équipe. Ils développent des algorithmes, logiciels et systèmes afin de rendre possible la compensation financière liée à la fourniture des données personnelles.

Des acteurs « visionnaires » pourraient lancer le mouvement
Selon le chercheur, cette rémunération serait en mesure de résoudre plusieurs problèmes. Elle pourrait fournir une alternative à la rémunération du travail telle que nous la connaissons. Ce serait en quelque sorte un moyen de compenser la destruction d’emplois liée à l’automatisation. Nikolaos Laoutaris estime ainsi qu’une famille de quatre personnes pourrait gagner jusqu’à 20 000 dollars par an en échange de ses données.

Cette vente serait aussi un moyen de mieux protéger la vie privée des internautes. Le fait de devoir payer pour les données forcerait en effet les entreprises à se montrer beaucoup plus sélectives qu’elles ne le sont actuellement.

RÉSEAUX SOCIAUXEt si le partage de nos données personnelles était rétribué 20 000 dollars par an ?
Un chercheur veut jeter les bases d’une rémunération des internautes en échange de leurs données.

Il y a 2 jours, le 29 février 2020Par Jean-Yves Alric
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C’est l’un des faits majeurs de l’économie actuelle : les internautes acceptent de voir leurs données personnelles aspirées par les géants du web en échange de l’utilisation gratuite de leurs services. Cette utilisation génère des profits croissants chez Google, Amazon et Facebook et certains estiment que les producteurs de ces informations devraient être rémunérés.

C’est notamment le cas de Nikolaos Laoutaris, chercheur à l’IMDEA Networks Institute de Madrid. Dans un article publié dans IEEE Internet Computing, il présente le travail qu’il effectue sur le sujet avec son équipe. Ils développent des algorithmes, logiciels et systèmes afin de rendre possible la compensation financière liée à la fourniture des données personnelles.

Des acteurs « visionnaires » pourraient lancer le mouvement
Selon le chercheur, cette rémunération serait en mesure de résoudre plusieurs problèmes. Elle pourrait fournir une alternative à la rémunération du travail telle que nous la connaissons. Ce serait en quelque sorte un moyen de compenser la destruction d’emplois liée à l’automatisation. Nikolaos Laoutaris estime ainsi qu’une famille de quatre personnes pourrait gagner jusqu’à 20 000 dollars par an en échange de ses données.

Cette vente serait aussi un moyen de mieux protéger la vie privée des internautes. Le fait de devoir payer pour les données forcerait en effet les entreprises à se montrer beaucoup plus sélectives qu’elles ne le sont actuellement.

Le scientifique reconnaît que la transposition de cette idée dans la vie réelle ne se fera pas forcément facilement. Il ébauche d’ailleurs une stratégie. Si certaines entreprises visionnaires utilisent cette idée pour se démarquer de leurs concurrents, elles pourraient faire la différence et inciter d’autres acteurs à franchir le pas.

En contrepoint de cette analyse, certains prennent le problème différemment. Trois économistes américains et hollandais ont ainsi travaillé sur le sujet de la valeur monétaire des outils les plus utilisés sur le Web. Ils ont établi qu’un utilisateur médian demanderait 48 dollars pour cesser d’utiliser Facebook pendant un mois. Ce prix grimperait à 17 530 dollars pour qu’il cesse d’utiliser Google durant les douze prochains mois.